Les points à contrôler avant le retour des intempéries

Votre toiture est-elle prête pour l'automne ?

RESISTOIT – 25 septembre 2026

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Après plusieurs mois de soleil, de fortes températures et parfois d’orages, de vents forts ou de grêle, certains éléments d’une toiture peuvent présenter des signes de dégradation qui passent facilement inaperçus. Avec le retour de pluies plus fréquentes, ces défauts peuvent favoriser l’apparition d’infiltrations. La fin de l’été et le début de l’automne constituent donc une période particulièrement pertinente pour contrôler sa toiture et intervenir avant les intempéries.

Photo de Eline Spee, Pexel

Pourquoi vérifier sa toiture avant l’automne ?

L’automne est une période particulièrement exigeante pour les toitures. Les précipitations, les épisodes venteux et l’accumulation progressive de feuilles et de débris peuvent davantage solliciter les différents éléments de la toiture et ses dispositifs d’évacuation des eaux pluviales.

Mais les problèmes constatés à l’automne ne sont pas nécessairement apparus à cette période.

Après plusieurs mois d’exposition au soleil et aux fortes températures, mais aussi aux éventuels orages, vents forts ou épisodes de grêle de l’été, certains éléments peuvent présenter des signes de dégradation qui passent facilement inaperçus.

Une membrane endommagée, un relevé d’étanchéité qui commence à se décoller ou une évacuation partiellement obstruée peuvent ne provoquer aucune conséquence visible par temps sec. Avec le retour de pluies plus fréquentes, ces défauts peuvent en revanche favoriser l’apparition d’infiltrations.

La fin de l’été et le début de l’automne constituent donc une période pertinente pour contrôler sa toiture et intervenir avant que les conditions météorologiques ne deviennent plus contraignantes.

L’entretien régulier des couvertures, des terrasses et des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales participe directement à leur durabilité. La Fédération Française du Bâtiment rappelle d’ailleurs que cet entretien est prévu par les règlements sanitaires départementaux et les prescriptions des DTU.

1. Commencer par les évacuations d’eaux pluviales

C’est l’un des premiers points à vérifier avant l’automne.

Feuilles, branches, mousses, boues et autres débris peuvent progressivement s’accumuler et réduire la capacité d’évacuation de l’eau.

Il convient notamment de surveiller :

  • les entrées d’eaux pluviales (EEP) ;
  • les trop-pleins ;
  • les chéneaux ;
  • les gouttières ;
  • les descentes d’eaux pluviales ;
  • l’absence de feuilles et de débris autour des évacuations.


Sur une toiture-terrasse, une évacuation colmatée peut provoquer une mise en charge d’eau. L’AQC identifie précisément le colmatage des évacuations parmi les désordres associés au défaut d’entretien des toitures-terrasses.

L’enjeu est particulièrement important lors de fortes précipitations : si l’eau ne peut plus être évacuée correctement, son niveau peut augmenter sur la toiture. L’AQC documente des situations dans lesquelles des feuilles et des boues obstruant les évacuations entraînent une terrasse en charge d’eau.

BON À SAVOIR

La chute des feuilles constitue une période particulièrement importante pour la surveillance des évacuations. La FFB rappelle que les ouvrages d’évacuation doivent être nettoyés autant que nécessaire, notamment après la chute des feuilles.

2. Contrôler l’état général de la toiture

Le contrôle dépend naturellement du type de toiture.

Sur une toiture-terrasse

Une attention particulière doit être portée au revêtement d’étanchéité.

Certains signes peuvent révéler une dégradation :

  • blessure ou perforation de la membrane ;
  • cloque ;
  • décollement ;
  • usure anormale ;
  • présence importante de mousses ou de végétation ;
  • dégradation visible d’une jonction.


L’AQC recommande dans le cadre de l’entretien un examen visuel général des ouvrages d’étanchéité visibles, notamment des relevés et couvertines, ainsi que de l’état de l’étanchéité autoprotégée.

Sur une couverture traditionnelle

Il faut notamment rechercher la présence d’éléments :

  • déplacés ;
  • fissurés ;
  • cassés ;
  • manquants ;
  • présentant une déformation inhabituelle.


Une partie de ces anomalies peut être repérée depuis le sol sans accéder à la toiture.

3. Examiner les relevés et les points singuliers

Une toiture ne doit pas être contrôlée uniquement en partie courante.

Les points singuliers constituent des zones particulièrement importantes pour l’étanchéité de l’ouvrage.

Selon la configuration du bâtiment, il peut notamment s’agir :

  • des relevés d’étanchéité ;
  • des lanterneaux ;
  • des sorties de ventilation ;
  • des cheminées ;
  • des joints ;
  • des traversées de toiture ;
  • des couvertines ;
  • des solins ;
  • des jonctions entre différents matériaux.


Sur les toitures-terrasses, les relevés méritent une attention particulière. L’AQC indique que la plupart des sinistres concernant l’étanchéité de ces ouvrages ont pour origine les points singuliers, notamment les relevés. Les décollements et déchirures peuvent avoir des conséquences importantes.

Le conseil RESISTOIT

Un défaut localisé ne doit pas nécessairement être considéré comme mineur simplement parce qu’il occupe une petite surface.

Lorsqu’un relevé d’étanchéité commence à se décoller, par exemple, l’eau peut pénétrer dans l’espace créé, accentuer progressivement le décollement et finir par provoquer une infiltration.

4. Éliminer les feuilles, végétaux et débris

À l’approche de l’automne, le nettoyage joue également un rôle important.

Sur une toiture-terrasse, les feuilles et les débris peuvent progressivement se déplacer vers les évacuations sous l’effet du vent et de la pluie.

L’entretien courant comprend notamment :

  • l’enlèvement des détritus ;
  • l’élimination des mousses, herbes et végétaux indésirables ;
  • le nettoyage des entrées d’eaux pluviales ;
  • la vérification des trop-pleins.

Ces opérations font partie des actions d’entretien identifiées par l’AQC pour les toitures-terrasses.

Une vigilance renforcée à proximité des arbres

La fréquence d’entretien doit être adaptée à l’environnement du bâtiment.

Une toiture entourée d’arbres peut nécessiter davantage de contrôles en raison de l’accumulation de feuilles, de branches et d’autres matières végétales.

L’AQC recommande explicitement d’adapter la fréquence d’entretien dans certains cas particuliers, notamment pour les toitures situées en site arboré ou après une tempête.

5. Inspecter également l’intérieur du bâtiment

Tous les contrôles ne se font pas sur la toiture.

Certains signes visibles à l’intérieur peuvent révéler un problème d’étanchéité :

  • auréoles au plafond ;
  • traces d’humidité ;
  • peinture qui cloque ;
  • apparition de moisissures ;
  • odeur inhabituelle d’humidité ;
  • isolant présentant des traces d’eau ;
  • traces à proximité d’un lanterneau ou d’une traversée de toiture.

Dans les bâtiments professionnels, il peut également être pertinent de surveiller les faux plafonds, les locaux techniques, les réserves et les espaces situés directement sous la toiture.

Une trace d’humidité ne doit pas simplement être masquée : son origine doit être recherchée.

6. Pourquoi ne pas attendre les premières fortes pluies ?

Une anomalie peut rester sans conséquence visible pendant une période sèche.

Prenons l’exemple d’une évacuation partiellement obstruée. Elle peut encore évacuer une faible quantité d’eau et sembler fonctionner normalement. Lors d’un épisode pluvieux plus important, sa capacité peut devenir insuffisante.

Il en va de même pour certains défauts d’étanchéité : une membrane localement endommagée ou un relevé qui commence à se décoller ne provoque pas nécessairement immédiatement une infiltration visible.

Attendre l’apparition d’une fuite revient donc parfois à attendre que le désordre soit déjà installé.

L’AQC souligne que les conséquences d’un défaut d’entretien peuvent être importantes au regard d’une cause initialement mineure.

7. Que faire si vous repérez une anomalie ?

Une anomalie constatée en septembre ne signifie pas nécessairement qu’une réfection complète de la toiture est nécessaire.

L’important est d’en déterminer l’origine, l’étendue et la gravité.

Selon le problème identifié, une intervention ponctuelle peut parfois suffire : reprise d’un joint, réparation d’un relevé, dégagement d’une évacuation ou réparation localisée de l’étanchéité.

À l’inverse, certains désordres peuvent nécessiter une investigation plus approfondie.

Ne pas attendre que le défaut s’aggrave

Plus une dégradation est identifiée tôt, plus il est possible d’intervenir avant qu’elle n’affecte d’autres composants du bâtiment.

C’est particulièrement important avant l’hiver, période durant laquelle la toiture continuera à être exposée aux précipitations, au vent et, selon les conditions météorologiques, au gel.

8. Faire réaliser un diagnostic si nécessaire

Toutes les anomalies ne sont pas identifiables depuis le sol.

Un contrôle professionnel permet d’examiner plus précisément :

  • l’état du revêtement d’étanchéité ;
  • les relevés ;
  • les évacuations d’eaux pluviales ;
  • les trop-pleins ;
  • les joints ;
  • les couvertines ;
  • les traversées ;
  • les différents points singuliers ;
  • l’état général des éléments de couverture.


L’objectif est de distinguer un défaut nécessitant une intervention ponctuelle d’un désordre plus important et de déterminer les actions adaptées.

9. Profiter de l’automne pour préparer aussi l’hiver

Le contrôle de rentrée ne sert pas uniquement à affronter les pluies d’automne.

Il permet également d’aborder l’hiver avec une toiture entretenue et des évacuations fonctionnelles.

Lorsque des travaux sont nécessaires, les identifier suffisamment tôt permet aussi de les programmer plutôt que d’attendre une intervention en urgence après l’apparition d’une infiltration.

Peut-on contrôler sa toiture soi-même ?

Une première observation peut être réalisée sans monter sur la toiture.

Depuis le sol, il est possible de repérer certains éléments déplacés, des gouttières endommagées ou des anomalies visibles. À l’intérieur du bâtiment, l’apparition de traces d’humidité constitue également un indicateur.

En revanche, accéder à une toiture présente un risque de chute. Les inspections nécessitant un accès en hauteur doivent être réalisées avec des moyens de protection adaptés. La FFB rappelle d’ailleurs que les DTU prévoient un accès sécurisé pour permettre le cheminement des opérateurs lors des opérations d’entretien

F.A.Q

Pourquoi nettoyer les évacuations avant l’automne ?

Les feuilles, boues et autres débris peuvent réduire ou empêcher l’évacuation des eaux pluviales. Sur une toiture-terrasse, leur accumulation peut entraîner une mise en charge d’eau.

L’AQC indique une fréquence annuelle pour les opérations courantes d’entretien, à adapter aux particularités du bâtiment et de son environnement.

Les relevés d’étanchéité, les évacuations d’eaux pluviales, les joints de dilatation, les traversées et les couvertines font partie des points singuliers auxquels une attention particulière doit être portée.

Parce que d’éventuelles dégradations peuvent être présentes sans provoquer immédiatement de fuite. Un contrôle avant une période plus pluvieuse permet de les identifier avant qu’elles ne soient davantage sollicitées.

Il est important d’en rechercher l’origine. La localisation d’une trace à l’intérieur ne permet pas toujours de déterminer directement le point d’entrée de l’eau sur la toiture.

Anticiper plutôt que réparer dans l’urgence

Préparer sa toiture pour l’automne ne consiste pas uniquement à retirer les feuilles des gouttières.

C’est l’occasion de contrôler l’ensemble du système de toiture : couverture ou étanchéité, relevés, évacuations d’eaux pluviales, joints, couvertines, lanterneaux et autres points singuliers.

Une surveillance régulière et des interventions ponctuelles lorsque cela est nécessaire contribuent à préserver la durabilité de l’ouvrage. C’est également l’une des principales recommandations de l’Agence Qualité Construction pour l’entretien des toitures-terrasses.

Chez RESISTOIT, nous accompagnons les professionnels, entreprises, collectivités et gestionnaires de patrimoine dans l’entretien, le diagnostic et la réparation de leurs toitures traditionnelles, industrielles et toitures-terrasses.

UN DOUTE ?

Votre toiture est-elle prête pour l’automne ?

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